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Nicole Karmann

Une carrière variée chez Migros

Après avoir obtenu avec succès son diplôme à l’ETH, Nicole Karmann, membre du comité directeur de l’ASIAT, est entrée chez Migros. Elle y a acquis une expérience intéressante dans différentes entreprises et fonctions. Aujourd’hui, elle s’occupe des défis de la numérisation de l’industrie Migros.

Nicole Karmann a commencé ses études en sciences alimentaires à l’EPF de Zurich en août 2006. Après un semestre d’échange à l’université de Wageningen (NL) et un mémoire de master en biotechnologie alimentaire, elle a terminé avec succès ses études de master au printemps 2012. Elle a fait ses débuts dans la vie professionnelle en suivant le programme de stagiaires de l’industrie Migros. Elle a ainsi réussi à se faire une idée approfondie de trois entreprises différentes et de plusieurs secteurs d’activité en peu de temps. Elle a ensuite travaillé pendant six ans chez Jowa, une filiale de Migros, où elle a d’abord été chef de projet dans la gestion des produits, accompagnant les innovations de l’idée jusqu’à la mise sur le marché, avant de promouvoir la mise en place de la gestion des processus dans le développement de l’entreprise.

L'industrie alimentaire à l'ère du numérique

Actuellement, elle est employée en tant que chef de projet partiel et product owner dans la gestion de portefeuille de projets à l’industrie Migros. Dans ce cadre, elle s’engage sur tous les sites pour la numérisation et l’harmonisation des processus dans la recherche et le développement. Le défi de réunir et d’accompagner les entreprises de production si différentes sur la voie de la numérisation passionne particulièrement Nicole dans ce travail. Le fait que de nombreux services spécialisés soient impliqués tout au long du cycle de vie d’un produit – de l’idée, au développement, en passant par la modification, jusqu’au déréférencement – rend les relations complexes, mais aussi très passionnantes.

L'enthousiasme pour l'alimentation va au-delà de la profession

Même si aujourd’hui elle ne travaille plus aussi près du produit, elle reste fascinée par tout ce qui est nécessaire à la fabrication d’un aliment jusqu’à sa consommation. C’est finalement la raison pour laquelle elle a décidé à l’époque d’étudier les sciences alimentaires. Leur intérêt pour tout ce que la nature a à offrir en matière d’alimentation est toujours très grand. Cette mère de deux garçons (2,5 et 5 ans) aime parcourir les marchés ou s’approvisionner à la ferme bio, pour ensuite expérimenter dans sa propre cuisine. Elle partage la garde de ses deux enfants avec son mari et, grâce au soutien supplémentaire des grands-parents et de la crèche, elle parvient à continuer à exercer une activité professionnelle passionnante. Depuis 2015, Nicole Karmann est membre du comité directeur de l’ASIAT. Elle nous raconte dans cette interview ce qui l’a motivée et ce qu’elle souhaite que l’association fasse à l’avenir.

Nicole, tu es membre du comité de l'ASIAT depuis 2015. Qu'est-ce qui t'a incité à t'engager dans ce réseau ?

Pour être honnête, je n’étais pas très actif au sein de l’association jusqu’à ce qu’on me demande de m’engager dans le comité directeur. Je gardais un excellent souvenir du séminaire de candidature et des conférences sur les métiers organisés par l’ASIAT pour les étudiants et je participais sporadiquement à une manifestation. L’association souhaitait se rajeunir, avoir plus de femmes au sein de son conseil d’administration et faire plus pour défendre les intérêts des diplômés en sciences alimentaires. J’ai trouvé que ce projet méritait d’être soutenu. J’y ai vu une opportunité de participer à l’élaboration du programme de l’ASIAT et d’accompagner l’association dans sa transformation.

Quelle peut être la contribution de l'ASIAT au développement du secteur agroalimentaire ?

L’ASIAT peut promouvoir le dialogue au sein du secteur agroalimentaire et offrir une plate-forme supplémentaire pour que les personnes issues des différents secteurs se parlent et favorisent ainsi la compréhension mutuelle. C’est précisément ce dialogue qui doit avoir lieu aujourd’hui entre les différents secteurs afin de trouver des solutions nouvelles et durables à nos problèmes. L’économie circulaire est ici un bon mot d’ordre. L’ASIAT réunit des professionnels allant de l’agriculture à l’industrie manufacturière. Cela permet à chacun d’élargir son horizon personnel et d’avoir un aperçu des domaines de l’industrie alimentaire qui lui sont cachés dans son travail quotidien.

Que souhaites-tu que le ASIAT fasse ?

Je souhaite que le dialogue interprofessionnel continue d’être sciemment encouragé à l’avenir et que les jeunes professionnels, en particulier, soient soutenus dans la construction de leur réseau. L’ASIAT est sur la bonne voie à cet égard, notamment en ce qui concerne son engagement pour les diplômés des hautes écoles. Des activités encore plus ciblées pour les jeunes qui ont déjà quelques années d’expérience professionnelle et qui sont peut-être sur le point de changer de travail ou de se réorienter seraient également très précieuses. Je suis sûr qu’en tant qu’association professionnelle, nous pouvons apporter notre soutien dans ce domaine. Je trouve toujours passionnantes les excursions dans des entreprises connues ou dans de nouvelles entreprises innovantes, ainsi qu’un coup d’œil dans les coulisses – nous devons en tout cas maintenir cette pratique.